Je prépare ma sortie.

 

Bien le bonsoir,

A vous qui me lisez, depuis un certain temps, occasionnellement, régulièrement, ou qui passez pour la première fois sur ce blog,

Sachez que j'ai eu plaisir à écrire ici, et ce soir encore plus. Ce blog aura suivi mes deux années de classe préparatoire, du baccalauréat jusqu'à l'intégration, comme je l'avais prévu à sa naissance.

Cette date est assez symbolique : dans quelques heures, je monterai dans le train qui m'emmènera jusqu'à mon école. L'expression "fin de mon cursus en classe préparatoire" prendra enfin tout son sens.

J'ai beaucoup changé durant ces deux dernières années. Quand je relis ce que j'écrivais il y a deux ans, pleine d'espoirs et d'angoisses sur ce qui allait m'arriver durant ma prépa à Faidherbe, je souris avec une pointe de nostalgie. J'envie un peu cette jeune fille qui a tant de merveilleux moments à vivre.

Le lycée Faidherbe m'a vue évoluer plus que tout autre endroit avant : j'ai l'impression d'avoir grandi, vieilli durant ces deux dernières années avec une vitesse qui dépasse l'entendement. J'ai appris sur moi, sur les autres, sur mes relations avec le reste du monde. La classe préparatoire, et l'internat encore plus, est un formidable univers pour se développer, et pour faire des rencontres qui, peut être, vous changeront et vous marqueront pour des années.

Si l'expérience était à renouveler, je m'y précipiterai. Malgré les (nombreux !) mauvais moments accumulés, malgré les larmes, les cris, les nuits blanches, les malaises, les blessures au corps et au coeur, je recommencerai ces deux années sans hésiter, parce que toutes les joies que m'ont apportées ces quelques mois valaient largement ces quelques problèmes passagers.

Aujourd'hui, j'ai du mal à avoir le recul nécessaire pour déterminer laquelle de ces deux années a été la plus dure, ou la plus joyeuse. Mon année de spé a très certainement été plus sereine que la sup, mais les difficultés à traverser étaient aussi, parfois, plus difficiles à digérer.

Il est important de donner le meilleur de soi en prépa, afin de n'avoir nul regret sur l'aboutissement de ces deux années. Cependant, je me rappelerai toujours la phrase qu'un de mes amis m'a assenée, il y a quelques mois : "Si je rate mes concours, au moins je me serais bien amusé, et je serais bien moins dégouté...".

Si j'avais encore une chose à faire, c'est, en essayant (en vain, je crois !) de terminer par des remerciements sans sombrer dans le pathétique larmoyant. Je voudrais, vous l'aurez deviné, remercier la majorité des personnes que j'ai eu le plaisir de croiser, ou plus, lors de ces deux dernières années. A mes amis, de Faidherbe et d'ailleurs, qui m'ont supportée, à la famille qui m'a aidée, aux médecins qui se sont adaptés à mon planning difficile, aux professeurs qui m'ont suivie.

Sur cette note un peu trop pathétique à mon goût, j'ose espérer que j'aurais l'occasion de revoir et de partager à nouveau avec la majorité d'entre vous.

Et à vous, lecteurs, qui ont supporté mon écriture parfois très lourde, parfois trop détachée, parfois désartibulée, à ceux qui ont commenté mes articles au fil des mois, à ceux qui m'envoyaient des mails d'encouragement pendant les périodes difficiles ou pendant mes concours, et à ceux qui lisent mais ne disent rien (on leur pardonne, ça n'est pas bien grave).

Je suis contente d'avoir fini, mais je regrette de ne pas pouvoir recommencer...

 

Ce blog va vers sa fin, vous l'aurez deviné.

J'ai encore quelques articles à écrire, puis je m'arrêterai. Ces pages resteront en ligne. Si j'écrirai toujours en école, c'est certain. Quant à savoir si je rendrai ces notes publiques... Ca dépend de vous. Y-a-t-il de la demande ?