"Les maths ? C'était sur lambda."

Et voilà pour Mines-Ponts (du 20 au 22 avril) et Centrale-Supelec (du 26 au 29 avril).

Les concours, en quelques mots, c'est...

- les interminables minutes d'attente qui précèdent chaque épreuve. Ces minutes pendant lesquelles tout le monde est installé, a préparé ses copies (bon, à Centrale, y'en a dix à remplir, donc ça occupe), pendant lesquelles tout le monde fixe stupidement la pendule en jetant des coups d'oeil sur le sujet retourné posé sur sa table pour essayer de voir à travers le papier...

- les dernières secondes pendant lesquelles le temps semble encore ralentir, et puis l'instant où votre coeur semble exploser dans votre poitrine, le fameux "Vous pouvez commencer". Le retournement rapide du sujet, les premières secondes de découverte ("Bordel, c'est de l'analyse, avec des intégrales moches..." - "Arf, on dirait des séries..." - "Oh, de la méca flu..."). On feuillette vite fait le sujet pour vérifier qu'il est complet, on revient sur le début et on lit les premières lignes pour voir s'il y a des données importantes. C'est parti.

- On bloque sur les premières questions, le temps de faire un dessin, de noter deux trois trucs sur le brouillon et de se mettre dedans. Et puis le rythme s'accélère et on avance...

- Il y a ces questions sur lesquelles vous évitez longuement, celles qui vous laissent complètement pantois, et, enfin, celles que vous enchaînez sans y penser.

- Ces épreuves où un nombre fou d'autres élèves semble partir en avance : des abandons plus que des gens efficaces et rapides. Etrangement, chaque abandon me redonnait envie de redoubler d'efforts pour finir le sujet...

- Aux mines, ces levers de mains silencieux, sans même lever la tête ni s'arrêter d'écrire de l'autre main, pour demander une copie.

- Ces grands moments de désespoir quand on bloque.

- Le dernier quart d'heure, qui semble tellement court en comparaison du quart d'heure qui avait précédé le début de l'épreuve, ce dernier quart d'heure où on a l'impression que le cerveau est en ébullition, les deux dernières minutes, l'annonce de "L'Epreuve est terminée", le stylo que l'on lâche en regrettant de n'avoir pas eu trois minutes de plus, le ramassage des copies, et, enfin, la sortie de la salle.

- On retrouve alors ses amis avec qui on peut discuter de l'épreuve : les erreurs que l'on a trouvées ou pas, les pièges dans lesquels on est tombé, les formules dans lesquelles on s'est trompé, le nombre de questions répondues, les résultats numériques... Tout est commenté et décrypté en groupe, ce qui provoque souvent ou un sentiment de réussite, ou un désarroi plus ou moins profond : et, si vous êtes comme moi, vous oubliez tout dès que vous fermez votre copie, alors ces discussions ne vous avancent pas des masses...

- Nous attend alors le déjeuner ou la soirée, de quoi se ressourcer un peu, plaisanter un peu avec ses amis, faire une sieste, et...C'est parti pour la suivante !

Au final, tout cela paraît très long et très rapide à la fois. J'ai du mal à dissocier les différentes épreuves des Mines et de Centrale tellement elles se sont enchaînées, et j'ai besoin de regarder les sujets pour vous en parler. De façon générale, j'ai l'impression que je m'attendais à des épreuves plus difficiles, mais que je ne les ai pas trouvées évidentes pur autant et que dans l'ensemble, j'ai été assez moyenne : j'ai répondu à des questions, parfois beaucoup, parfois beaucoup moins...